La foi de l’Eglise orthodoxe

Triomphe de l'Orthodoxie

L’Eglise orthodoxe du Togo, dans la Juridiction du Patriarcat grec orthodoxe d’Alexandrie et de toute l’ Afrique confesse le Crédo de Nicée, ratifié par les trois cent dix-huit Pères réunis à Nicée de Bithynie en l’an 325, sans adjonction du ˝filioque˝ latin[1].

La base doctrinale de son enseignement relève de la Tradition vétéro-testamentaire, de l’Evangile, de la Tradition des Apôtres et des Pères de l’Eglise, ainsi que des dogmes de foi promulgués  par les sept Conciles Œcuméniques, à savoir :

1- le Concile de Nicée en 325, qui condamna la doctrine d’Arius. Le Concile affirme la consubstantialité du Père et du Fils et anathématise l’arianisme qui considère Jésus-Christ comme une créature de rang intermédiaire entre Dieu et l’homme.

2- le Concile de Constantinople en 381, qui réaffirme la divinité du Christ, proclame celle du Saint-Esprit et achève la rédaction du Credo dit de Nicée-Constantinople.

3- le Concile d’Ephèse en 431, qui affirme l’unité du Christ dès sa conception, une seule Personne en deux natures divine et humaine, et appelle sa mère «Mère-de-Dieu » , Théotokos » (Mère de Celui qui est Dieu par nature).

4- le Concile de Chalcédoine en 451, qui affirme que Jésus-Christ est à la fois Dieu et Homme, unissant en sa personne sa nature divine et sa nature humaine sans diminution, sans confusion, ni séparation.

5- le deuxième Concile de Constantinople en 553 qui condamne la doctrine de Nestorius qui s’était efforcer d’anéantir le mystère de l’Incarnation en affirmant que ˝Dieu le Verbe n’habitait en Jésus-Christ que comme dans un homme juste en qui il mettait ses complaisances˝ et que ˝Jésus-Christ a reçu l’onction du Saint-Esprit comme une récompense de son mérite et de son innocence˝. Le Concile anathématise l’hérésie nestorienne et affirme que la nature ou substance divine est une et consubstantielle en trois personnes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

6- le troisième Concile de Constantinople en 680, qui condamne le monothélisme qui enseignait qu’il n’y a qu’une seule volonté en Jésus-Christ. Ce Concile réaffirme à l’encontre de cette hérésie qu’il y a en Jésus-Christ deux volontés : ˝une volonté divine qui opère divinement les choses humaines et une volonté humaine qui opère humainement les choses divines˝.

7- le deuxième Concile de Nicée en 787 qui autorise et précise le culte des images et met fin à l’iconoclasme.

Saint-Athanase-d'Alexandrie

Saint Athanase d’Alexandrie (vers 298 – 373) Défenseur irréprochable de la vraie foi, du dogme de la divinité du Verbe dont il proclama la consubstantialité au Père au Concile de Nicée, en enrichissant le vocabulaire théologique du mot « homoousios».

Saint Cyrille d'Alexandrie

Saint Cyrille d’Alexandrie (376-444) a défendu au Concile d’Ephèse (431) l’union sans mélange en Jésus-Christ de la nature divine à la nature humaine et proclamé la maternité divine de la Vierge en la désignant par le nom de Théotokos,  Mère-de-Dieu.

[1] Voir infra « La confession des dogmes dans l’Eglise orthodoxe ».